mais encore

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été une voyageuse très attentive aux variations d’énergie, d’atmosphère, de sons et de parfums dans le paysage. Chercheuse de formes, d’ombres et de “pigments”, j’ai à d’innombrables reprises dessiné des montagnes et des arbres, peint des cascades et des centaines de cieux, réalisé des vidéos… En essayant toujours de capturer quelque chose qui semblait particulier à mes sens et en expérimentant avec de nouveaux matériaux.


Quand je me suis tournée vers la gravure ce médium est devenu une véritable passion. Me sentant très à l’aise avec la technique de l’eau-forte, j’ai entrepris une édition limitée de gravures de grande taille sur papier Arche intitulée “Dans le jardin des Hespérides”.


En chemin, j’ai également ramassé toutes sortes d’éléments organiques venant de régions très diverses du monde. Je les ai glanés puis enveloppés avec tendresse dans des linges afin de les emporter dans mes malles et de les transformer plus tard dans l’atelier. La majeure partie du matériel que j’utilise pour cette collection repose longtemps dans mon atelier attendant discrètement son utilisation finale… Ce projet est devenu une extension intime de ma vie, un jardin reconstitué qui témoigne de mon lien et de l’amour profond que je ressens pour la Nature.


Au cours des années, certains thèmes fondamentaux ont ainsi émergé de façon récurrente dans ma démarche. J’ai l’habitude de travailler en série afin de dérouler les différentes étapes de mon processus et je ressens la nécessité de présenter mon travail sous forme d’installation, car cela me permet de créer un environnement où je peux tisser différents niveaux d’expérience et d’interprétation. En fait, j’aime offrir de la poésie visuelle à celui qui regarde mon oeuvre.


Alaleh Alamir, 2015

ce qui est..

” The sky too has its changes, but they are less marked than those of the vegetation and the river. Clouds map it up at times, but it is normally a dome of blending tints, and the main tint blue… The sky settles everything – not only climates and seasons, but when the earth shall be beautiful. By herself she can do little – only feeble outbursts of flowers… The sky can do this because it is so strong and so enormous. Strength comes from the sun, infused in it daily, size from the prostrate earth.”


A Passage To India, E. M. Forster.


De mon point de vue, l’activité du peintre relève de l’indicible. Les tentatives de formulation verbale restent insatisfaisantes plus l’œuvre relève de la perception sensorielle et moins elle est narrative, symbolique ou conceptuelle. J’espère qu’ayant dépassé mes résistances à ce propos, cette présentation succincte permette néanmoins d’appréhender le sens de ma démarche et d’évaluer l’importance de mes séjours dans différents environnements.


En entreprenant SA’AT : Les Heures à Paris en 1989, j’ai choisi de poursuivre mon étude méthodique “Numerical Systems and Colour Perception”, en lui trouvant une forme adaptée, une synthèse picturale qui tiendrait compte des contraintes d’une vie nomade et qui traduirait ma relation particulière à l’époque contemporaine. Inscrit dans la durée, ce projet a été exécuté depuis, dans tous les lieux où j’ai résidé. Il ne s’agissait pas de réaliser un exercice de style car je ne pouvais m’identifier aux considérations de “tendances” qui, prévalant depuis les années 80, répondaient à un monde de consommateurs. Ces attitudes sonnaient particulièrement creuses à ma sensibilité et selon moi éloignaient l’artiste de sa fonction la plus importante et première: l’alchimie intérieure.


Face à des progrés technologiques accélérés et aux dérives d’une globalisation culturelle sauvage orientée vers les masses et qui nivelle tout par le bas, je me suis rendu compte très vite que l’Universalité a un prix de plus en plus élevé à payer. Ces considérations sont d’autant plus fortes chez moi, qu’après avoir surmonté un déchirement intérieur dévastateur dû à un exil forcé, j’éprouvais le besoin d’un projet qui me permette de sauver mon âme, tout en m’ancrant dans la matière et en me situant au croisement de plusieurs cultures. Aussi je me mis à peindre systématiquement par tous les temps et toutes “les heures”, la lumière telle que je la percevais dans l’espace commun à tous les endroits où je pouvais séjourner, c’est-à-dire le “ciel”.


SA’AT est ainsi né sans calcul, d’une nécessité intérieure, avant de devenir une évidence. Le format qui lui était le plus adapté s’est imposé très vite de lui-même : une mosaïque de panneaux de bois peinte avec la technique de glacis à l’huile et des pigments purs et dont la composition suivrait une structure interne géométrique. En 1992, il m’est apparu que je devrais organiser ma composition finale en quarante groupes de 108 panneaux. Chaque panneau est une œuvre complète et indépendante en soi, mais sa lecture au sein d’un ensemble change de niveau et de sens passant par une multiplicité d’interprétations jusqu’à atteindre la totalité.


Ce format me donne la liberté de dépasser les frontières convenues de genre et de style afin de les intégrer dans un ensemble cohérent. Et surtout il crée le lien entre mes questions d’ordre métaphysique et la perception de CE QUI EST. Les nuages, les astres, les intempéries ou autres éléments ne sont plus alors des signes ou des symboles, mais les points et les virgules marquant le rythme dans le champ d’une expérience. La finalité de mon projet n’est pas de reproduire mais de formuler l’unité de l’espace et la continuité temporelle du mouvement céleste; l’altération graduelle de la lumière étant sa traduction sensible. Les nombreux facteurs subjectifs et objectifs, relatifs à la perception, ainsi que la fragmentation des prises de conscience trouvent donc enfin leur expression formelle au sein d’un polyptyque.

J’espère traduire dans un lyrisme qui m’est propre, l’état contemplatif où me plonge l’immensité de l’espace ainsi que l’émerveillement ressenti face à la gamme infinie de combinaisons et d’instants successifs. En somme, j’espère capturer la trace de l’invisible, chaque fois différent selon l’endroit géographique, la saison et l’heure… la trace de l’air du temps qui passe afin de révéler la nature, la fonction et la place de mon monde intérieur. J’ai peint des cieux dans de nombreux sites tels que : l’Andalousie, la Catalogne, les Alpes-Maritimes, le Bassin Parisien, la Nouvelle-Angleterre, les Caraïbes, l’Iran Septentrional… en recherchant toujours des champs visuels où la voûte céleste est la plus ample possible. Je continue à ce jour de mener mon projet à son terme, avec une volonté constante, en dépit de difficultés qui m’obligent à reprendre parfois des pans entiers.


Alaleh Alamir, 2002

mais encore


Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été une voyageuse très attentive aux variations d’énergie, d’atmosphère, de sons et de parfums dans le paysage. Chercheuse de formes, d’ombres et de “pigments”, j’ai à d’innombrables reprises dessiné des montagnes et des arbres, peint des cascades et des centaines de cieux, réalisé des vidéos… En essayant toujours de capturer quelque chose qui semblait particulier à mes sens et en expérimentant avec de nouveaux matériaux.


Quand je me suis tournée vers la gravure ce médium est devenu une véritable passion. Me sentant très à l’aise avec la technique de l’eau-forte, j’ai entrepris une édition limitée de gravures de grande taille sur papier Arche intitulée “Dans le jardin des Hespérides”.


En chemin, j’ai également ramassé toutes sortes d’éléments organiques venant de régions très diverses du monde. Je les ai glanés puis enveloppés avec tendresse dans des linges afin de les emporter dans mes malles et de les transformer plus tard dans l’atelier. La majeure partie du matériel que j’utilise pour cette collection repose longtemps dans mon atelier attendant discrètement son utilisation finale… Ce projet est devenu une extension intime de ma vie, un jardin reconstitué qui témoigne de mon lien et de l’amour profond que je ressens pour la Nature.


Au cours des années, certains thèmes fondamentaux ont ainsi émergé de façon récurrente dans ma démarche. J’ai l’habitude de travailler en série afin de dérouler les différentes étapes de mon processus et je ressens la nécessité de présenter mon travail sous forme d’installation, car cela me permet de créer un environnement où je peux tisser différents niveaux d’expérience et d’interprétation. En fait, j’aime offrir de la poésie visuelle à celui qui regarde mon oeuvre.


Alaleh Alamir, 2015

ce qui est..

” The sky too has its changes, but they are less marked than those of the vegetation and the river. Clouds map it up at times, but it is normally a dome of blending tints, and the main tint blue…
The sky settles everything – not only climates and seasons, but when the earth shall be beautiful. By herself she can do little – only feeble outbursts of flowers… The sky can do this because it is so strong and so enormous. Strength comes from the sun, infused in it daily, size from the prostrate earth.”


A Passage To India, E. M. Forster.


De mon point de vue, l’activité du peintre relève de l’indicible. Les tentatives de formulation verbale restent insatisfaisantes plus l’œuvre relève de la perception sensorielle et moins elle est narrative, symbolique ou conceptuelle. J’espère qu’ayant dépassé mes résistances à ce propos, cette présentation succincte permette néanmoins d’appréhender le sens de ma démarche et d’évaluer l’importance de mes séjours dans différents environnements.


En entreprenant SA’AT : Les Heures à Paris en 1989, j’ai choisi de poursuivre mon étude méthodique “Numerical Systems and Colour Perception”, en lui trouvant une forme adaptée, une synthèse picturale qui tiendrait compte des contraintes d’une vie nomade et qui traduirait ma relation particulière à l’époque contemporaine. Inscrit dans la durée, ce projet a été exécuté depuis, dans tous les lieux où j’ai résidé. Il ne s’agissait pas de réaliser un exercice de style car je ne pouvais m’identifier aux considérations de “tendances” qui, prévalant depuis les années 80, répondaient à un monde de consommateurs. Ces attitudes sonnaient particulièrement creuses à ma sensibilité et selon moi éloignaient l’artiste de sa fonction la plus importante et première: l’alchimie intérieure.


Face à des progrés technologiques accélérés et aux dérives d’une globalisation culturelle sauvage orientée vers les masses et qui nivelle tout par le bas, je me suis rendu compte très vite que l’Universalité a un prix de plus en plus élevé à payer. Ces considérations sont d’autant plus fortes chez moi, qu’après avoir surmonté un déchirement intérieur dévastateur dû à un exil forcé, j’éprouvais le besoin d’un projet qui me permette de sauver mon âme, tout en m’ancrant dans la matière et en me situant au croisement de plusieurs cultures. Aussi je me mis à peindre systématiquement par tous les temps et toutes “les heures”, la lumière telle que je la percevais dans l’espace commun à tous les endroits où je pouvais séjourner, c’est-à-dire le “ciel”.


SA’AT est ainsi né sans calcul, d’une nécessité intérieure, avant de devenir une évidence. Le format qui lui était le plus adapté s’est imposé très vite de lui-même : une mosaïque de panneaux de bois peinte avec la technique de glacis à l’huile et des pigments purs et dont la composition suivrait une structure interne géométrique.
En 1992, il m’est apparu que je devrais organiser ma composition finale en quarante groupes de 108 panneaux. Chaque panneau est une œuvre complète et indépendante en soi, mais sa lecture au sein d’un ensemble change de niveau et de sens passant par une multiplicité d’interprétations jusqu’à atteindre la totalité.


Ce format me donne la liberté de dépasser les frontières convenues de genre et de style afin de les intégrer dans un ensemble cohérent. Et surtout il crée le lien entre mes questions d’ordre métaphysique et la perception de CE QUI EST. Les nuages, les astres, les intempéries ou autres éléments ne sont plus alors des signes ou des symboles, mais les points et les virgules marquant le rythme dans le champ d’une expérience.
La finalité de mon projet n’est pas de reproduire mais de formuler l’unité de l’espace et la continuité temporelle du mouvement céleste; l’altération graduelle de la lumière étant sa traduction sensible. Les nombreux facteurs subjectifs et objectifs, relatifs à la perception, ainsi que la fragmentation des prises de conscience trouvent donc enfin leur expression formelle au sein d’un polyptyque.


J’espère traduire dans un lyrisme qui m’est propre, l’état contemplatif où me plonge l’immensité de l’espace ainsi que l’émerveillement ressenti face à la gamme infinie de combinaisons et d’instants successifs. En somme, j’espère capturer la trace de l’invisible, chaque fois différent selon l’endroit géographique, la saison et l’heure… la trace de l’air du temps qui passe afin de révéler la nature, la fonction et la place de mon monde intérieur.
J’ai peint des cieux dans de nombreux sites tels que : l’Andalousie, la Catalogne, les Alpes-Maritimes, le Bassin Parisien, la Nouvelle-Angleterre, les Caraïbes, l’Iran Septentrional… en recherchant toujours des champs visuels où la voûte céleste est la plus ample possible.
Je continue à ce jour de mener mon projet à son terme, avec une volonté constante, en dépit de difficultés qui m’obligent à reprendre parfois des pans entiers.


Alaleh Alamir, 2002

mais encore

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été une voyageuse très attentive aux variations d’énergie, d’atmosphère, de sons et de parfums dans le paysage. Chercheuse de formes, d’ombres et de “pigments”, j’ai à d’innombrables reprises dessiné des montagnes et des arbres, peint des cascades et des centaines de cieux, réalisé des vidéos… En essayant toujours de capturer quelque chose qui semblait particulier à mes sens et en expérimentant avec de nouveaux matériaux.

 

Quand je me suis tournée vers la gravure ce médium est devenu une véritable passion. Me sentant très à l’aise avec la technique de l’eau-forte, j’ai entrepris une édition limitée de gravures de grande taille sur papier Arche intitulée “Dans le jardin des Hespérides”.

 

En chemin, j’ai également ramassé toutes sortes d’éléments organiques venant de régions très diverses du monde. Je les ai glanés puis enveloppés avec tendresse dans des linges afin de les emporter dans mes malles et de les transformer plus tard dans l’atelier. La majeure partie du matériel que j’utilise pour cette collection repose longtemps dans mon atelier attendant discrètement son utilisation finale… Ce projet est devenu une extension intime de ma vie, un jardin reconstitué qui témoigne de mon lien et de l’amour profond que je ressens pour la Nature.

 

Au cours des années, certains thèmes fondamentaux ont ainsi émergé de façon récurrente dans ma démarche. J’ai l’habitude de travailler en série afin de dérouler les différentes étapes de mon processus et je ressens la nécessité de présenter mon travail sous forme d’installation, car cela me permet de créer un environnement où je peux tisser différents niveaux d’expérience et d’interprétation. En fait, j’aime offrir de la poésie visuelle à celui qui regarde mon oeuvre.

 

Alaleh Alamir, 2015

 

 

ce qui est..

” The sky too has its changes, but they are less marked than those of the vegetation and the river. Clouds map it up at times, but it is normally a dome of blending tints, and the main tint blue…


The sky settles everything – not only climates and seasons, but when the earth shall be beautiful. By herself she can do little – only feeble outbursts of flowers… The sky can do this because it is so strong and so enormous. Strength comes from the sun, infused in it daily, size from the prostrate earth.”

 

A Passage To India, E. M. Forster.

 

De mon point de vue, l’activité du peintre relève de l’indicible. Les tentatives de formulation verbale restent insatisfaisantes plus l’œuvre relève de la perception sensorielle et moins elle est narrative, symbolique ou conceptuelle. J’espère qu’ayant dépassé mes résistances à ce propos, cette présentation succincte permette néanmoins d’appréhender le sens de ma démarche et d’évaluer l’importance de mes séjours dans différents environnements.

 

En entreprenant SA’AT : Les Heures à Paris en 1989, j’ai choisi de poursuivre mon étude méthodique “Numerical Systems and Colour Perception”, en lui trouvant une forme adaptée, une synthèse picturale qui tiendrait compte des contraintes d’une vie nomade et qui traduirait ma relation particulière à l’époque contemporaine. Inscrit dans la durée, ce projet a été exécuté depuis, dans tous les lieux où j’ai résidé.


Il ne s’agissait pas de réaliser un exercice de style car je ne pouvais m’identifier aux considérations de “tendances” qui, prévalant depuis les années 80, répondaient à un monde de consommateurs. Ces attitudes sonnaient particulièrement creuses à ma sensibilité et selon moi éloignaient l’artiste de sa fonction la plus importante et première: l’alchimie intérieure.

 

Face à des progrés technologiques accélérés et aux dérives d’une globalisation culturelle sauvage orientée vers les masses et qui nivelle tout par le bas, je me suis rendu compte très vite que l’Universalité a un prix de plus en plus élevé à payer. Ces considérations sont d’autant plus fortes chez moi, qu’après avoir surmonté un déchirement intérieur dévastateur dû à un exil forcé, j’éprouvais le besoin d’un projet qui me permette de sauver mon âme, tout en m’ancrant dans la matière et en me situant au croisement de plusieurs cultures. Aussi je me mis à peindre systématiquement par tous les temps et toutes “les heures”, la lumière telle que je la percevais dans l’espace commun à tous les endroits où je pouvais séjourner, c’est-à-dire le “ciel”.

 

SA’AT est ainsi né sans calcul, d’une nécessité intérieure, avant de devenir une évidence. Le format qui lui était le plus adapté s’est imposé très vite de lui-même : une mosaïque de panneaux de bois peinte avec la technique de glacis à l’huile et des pigments purs et dont la composition suivrait une structure interne géométrique.


En 1992, il m’est apparu que je devrais organiser ma composition finale en quarante groupes de 108 panneaux.
Chaque panneau est une œuvre complète et indépendante en soi, mais sa lecture au sein d’un ensemble change de niveau et de sens passant par une multiplicité d’interprétations jusqu’à atteindre la totalité.

 

Ce format me donne la liberté de dépasser les frontières convenues de genre et de style afin de les intégrer dans un ensemble cohérent. Et surtout il crée le lien entre mes questions d’ordre métaphysique et la perception de CE QUI EST. Les nuages, les astres, les intempéries ou autres éléments ne sont plus alors des signes ou des symboles, mais les points et les virgules marquant le rythme dans le champ d’une expérience.


La finalité de mon projet n’est pas de reproduire mais de formuler l’unité de l’espace et la continuité temporelle du mouvement céleste; l’altération graduelle de la lumière étant sa traduction sensible. Les nombreux facteurs subjectifs et objectifs, relatifs à la perception, ainsi que la fragmentation des prises de conscience trouvent donc enfin leur expression formelle au sein d’un polyptyque.

 

J’espère traduire dans un lyrisme qui m’est propre, l’état contemplatif où me plonge l’immensité de l’espace ainsi que l’émerveillement ressenti face à la gamme infinie de combinaisons et d’instants successifs. En somme, j’espère capturer la trace de l’invisible, chaque fois différent selon l’endroit géographique, la saison et l’heure… la trace de l’air du temps qui passe afin de révéler la nature, la fonction et la place de mon monde intérieur.


J’ai peint des cieux dans de nombreux sites tels que : l’Andalousie, la Catalogne, les Alpes-Maritimes, le Bassin Parisien, la Nouvelle-Angleterre, les Caraïbes, l’Iran Septentrional… en recherchant toujours des champs visuels où la voûte céleste est la plus ample possible.


Je continue à ce jour de mener mon projet à son terme, avec une volonté constante, en dépit de difficultés qui m’obligent à reprendre parfois des pans entiers.

 

Alaleh Alamir, 2002